Au printemps, la musique est une histoire d’amour
Tombez sous le charme du romantisme!
Concert de l’Ensemble vocal Les Jongleurs
le 31 mai 2026
À l’église Saint-Denis
sous la direction d’Andrei Bedros,
avec le pianiste Alberto Peña
Programme
–– OUVERTURE ––
Odi et amo de C. Orff
–– RENAISSANCE ––
Mon cœur se recommande à vous de O. Di Lasso
Mignonne, allons voir si la rose de G. Costeley
O che splendor de G.P. Palestrina
Ecco mormorar l’onde de C. Monteverdi
–– CLASSIQUE ––
Six Nocturnes de W.A. Mozart
Luci care, Luci belle
Se lontan ben mio tu sei
Due pupille amabili
Più non si trovano
Ecco quel fiero istante
Mi lagnero tacendo
Laudate Pueri de W.A. Mozart
–– ROMANTIQUE ––
Hymne à la musique de F. Schubert
Zigeunerlieder de J. Brahms
Hochgetürmte Rimaflut
Wißt ihr, wann mein Kindchen
Brauner Bursche führt zum Tanze
Kommt dir manchmal in den Sinn
Zigeunerleben de R. Schumann
–– MÉLODIE FRANÇAISE ––
Madrigal de G. Fauré
Pavane de G. Fauré
Dieu! Qu’il la fait bon regarder! de C. Debussy
–– CONTEMPORAIN ––
Sa nuit d’été de M. Lauridsen
Présentation
Printemps, musique, amour: quel heureux mariage! Ce voyage nous conduit du moyen âge à nos jours, en parcourant les siècles avec des compositeurs parmi les plus aimés.
Après l’ouverture retentissante Odi et amo, un refrain qui marque les Catulli carmina de Carl Orff (1895-1982), nous commençons notre parcours à la Renaissance.
Renaissance
Deux chants français d’abord, parmi les plus connus: Mon cœur se recommande à vous de Roland de Lassus (1532-1594) et Mignonne, allons voir si la rose de Guillaume Costeley (1531-1606), qui reprend la si belle ode de Pierre de Ronsard.
On passe de la France à l’Italie avec Palestrina (1525-1594), qui nous chante la splendeur du soleil (O che splendor), et Monteverdi (1567-1643), qui, partant de l’eau qui murmure (Ecco mormorar l’onde), fait se lever devant nous l’aurore, dont la brise « rafraîchit tous les cœurs brûlants ».
Classique
C’est Mozart (1756-1791) que nous avons choisi pour représenter l’époque classique. D’abord, avec ses six Nocturnes, petites pièces toutes courtes qu’il compose durant l’été 1786 pour égayer ses amis. Pièces légères en italien, à trois voix, où domine le thème de l’amour. En voici une idée: le début du 2e (Se lontan): «Si tu es loin de moi, mon amour, mes jours sont interminables»; la fin du 1er (Luci care): «Force et soleil du Dieu de l’amour».
Le Laudate, pueri, un des psaumes des Vêpres solennelles d’un confesseur (1780), est la pièce favorite des choristes pour ce concert. Le psaume chante la louange du Seigneur (Laudate, pueri, Dominum), qui relève les humbles et soutient les pauvres. C’est du Mozart à son meilleur!
Romantique
Le cœur du programme est consacré à la musique romantique, avec ses thèmes si populaires de la nature et de l’amour. Sans oublier la musique, à laquelle Schubert (1797-1828) rend un hommage bien senti dans son célèbre lied An die Musik, que nous chantons ici en français: «Hommage à toi, musique souveraine», avec la finale: «où fleuriront le bonheur et l’amour».
Les deux compositeurs suivants, Brahms et Schumann, nous transportent dans le monde des gitans. En 1887, Johannes Brahms (1833-1897) a composé onze lieder regroupés dans son opus 103: les Ziegeunerlieder, chants tziganes. Ils sont composés sur des airs populaires tziganes, à partir de chansons d’amour publiées en hongrois et traduites en allemand. Nous vous en interprétons quatre, que je vous résume chacune d’un mot: 2 le flot des vagues; 3 la beauté d’un enfant; 5 la danse; 7 ne me quitte pas…
Vient alors une autre pièce de résistance: le Ziegeunerleben de Robert Schumann (1810-1856), composé en 1840, année prolifique pour lui, alors qu’il vient de se marier avec Clara et file le parfait bonheur. Comme le dit Alain Duault: «Robert a uni la poésie à la musique et la musique à son amour.» Ziegeunerleben, c’est la vie des gitans, décrite ici de manière fort concrète. En 7 couplets, on les voit dans leur campement, arrivés cheveux au vent du sud de l’Espagne, on prépare le repas, des chants jaillissent dans le cercle, les filles commencent la danse, on se couche pour rêver d’une patrie heureuse et, dernière scène, on repart le matin, mais vers où? (wohin, répété plusieurs fois…).
Pour toutes ces pièces romantiques, le piano tient une place centrale et exige une grande virtuosité, en dialogue constant avec le chœur.
Mélodie française
Nous regroupons ici trois pièces de la fin du 19e siècle: Madrigal (1883), Pavane (1887) et Dieu! qu’il la fait bon regarder! (1898). Les deux premières sont de Gabriel Fauré (1845-1924), dont on a commémoré le centenaire de la mort en 2024. Ce sont des pièces légères, aux mélodies irrésistibles. Citons-en quelques mots. Du Madrigal, le refrain: «Aimez, quand on vous aime…»; de la Pavane: «on s’adore, on se hait, on maudit nos amours». Ici encore, le piano est à l’avant-plan.
Le Debussy (1862-1918), lui, est a cappella. C’est la première des Trois chansons de Charles d’Orléans. Qui est ce Charles d’Orléans? Un poète français de famille royale, fait prisonnier par les Anglais lors de la bataille d’Azincourt (1415) et enfermé pendant 25 ans dans une prison de Londres. C’est de là, qu’éperdu d’amour et de désir, il écrit ce Dieu! qu’il la fait bon regarder! Il la voit «gracieuse, bonne et belle», «par delà la mer, c’est un songe que d’y penser». Et la conclusion revient, toujours: «Dieu! qu’il la fait bon regarder!».
Contemporain
Pour terminer notre périple, un contemporain, l’Américain Morten Lauridsen (1943- ), de Californie, l’un des compositeurs de musique chorale les plus réputés de notre époque. Sa nuit d’été est le premier d’une série de quatre Nocturnes, composés en 2005 pour un congrès de directeurs de chorale à Los Angeles. Le texte, en français, est de Rainer Maria Rilke. Le début en est mystérieux: «Si je pouvais avec mes mains brûlantes, fondre ton corps avec mon cœur d’amante»; mais la suite est plus décidée (Rapturous, indique le compositeur): «Ah! que la nuit deviendrait transparente, sa première nuit, sa nuit d’été». Musique envoûtante, et notre parcours nous a conduit du printemps… presque à l’été !
– Guy Laperrière
Crédits

Andrei Bedros
Directeur musical et chef de chœur
Originaire de Roumanie, Andrei Bedros est diplômé du Conservatoire de musique de Bucarest. Arrivé au Québec en 1979, il se spécialise en direction chorale à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Il dirige maintenant plusieurs chorales et a reçu le Prix Jean-Pierre Guindon de l’Alliance chorale du Québec en mai 2016 pour sa contribution à l’épanouissement du chant choral. En 2021, nous avons célébré ses 40 ans à la direction musicale de l’Ensemble vocal Les Jongleurs.

Alberto Peña
Pianiste
Alberto Peña détient des diplômes et distinctions de l’Université de Montréal, du Conservatoire Peabody de l’Université Johns Hopkins, de l’Université du Wisconsin Madison, de la Southern Methodist University et de la Fundación Universitaria Juan N. Corpas. Il s’est produit en concert en Autriche, Italie, Colombie, Venezuela, Costa Rica, Panama, Canada et États-Unis. Alberto s’est joint à l’Ensemble vocal Les Jongleurs en septembre 2025.
Arthur Prieur
Violoncelliste
Le violoncelliste Arthur Prieur rejoindra l’Ensemble pour la pièce Pavane de Gabriel Fauré.
Choristes
SOPRANOS
Anik Larose
Céline Paré
Claudia Leduc
Ève-Line Pipon
Ginette Hétu-Bertrand
Isabelle Écuyer-Dab
Jocelyne Pronovost
Johanne Paré
Marie-Hélène Gaumond
Stefania Freda
TÉNORS
Donald Poulin
Gaëtan Sheridan
Guy Laperrière
Johanne Hotte
ALTOS
Anne-Marie DeVos
Diane Brière
France Malouin
Gabriele Roehl
Hélène-Françoise Perrault
Jacinthe Giroux
Johanne Théroux
Josée Bleau
Kim Pov Eap
Louise Bourbonnais
Marie Dorion
Mélodie Vidal
Monique Deslongchamps
BASSES
Christian Desbiens
Didier Airaudo
Dominique Brunel
Pierre-Yves Lauzé
Vincent Roy
Crédit d’illustration: « Psyché ranimée par le baiser de l’Amour », groupe statuaire en marbre sculpté entre 1787 et 1793 par Antonio Canova; photographie de Sailko.
Partenaires
Merci aux généreux partenaires
qui ont rendu possible la présentation de ce concert.




